
"
Johnny Hallyday le rockeur au grand
cœur, Qu'il soit adulé
ou raillé,Johnny
Hallyday
est une légende à part entière. "
Admirateur d 'Elvis
Presley
ou encore de Chuck Berry, Johnny s'est imposé comme le seul
vrai rocker français.
Bien
qu'il ait
connu son
apogée lors de la période
yéyé
(les sixties), Hallyday étonne par sa
longévité dans la variété
française au
regard d'un répertoire somme toute peu original en
comparaison de ses
homologues américains, dont il s'inspire
régulièrement. Il a cependant su
surfer sur les modes, personnaliser habilement les reprises
américaines et se
forger un style singulier.
Adulé
pour son
répertoire, son charisme ou encore sa
présence scénique, ce monument déplace
les foules.
En 2000, Johnny
rassemble 400.000 personnes au pied de
la Tour Eiffel.
Une
notoriété et une
longévité jamais démenties.A
l’énergie plus
que légendaire et l’homme aux 1000
chansons, a vu le jour dans une famille modeste.
Johnny
Hallyday est né
à la cité Malesherbes à Paris de
Huguette et Léon Smet le 15 juin 1943. Quelques mois plus
tard, ses parents se
séparent et l'enfant est recueilli par sa tante.
Son
père reconnaît
l'enfant, mais cette reconnaissance est
jugée non-valable, il est toujours marié
à une autre femme et il n'a divorcé
que plus tard…
Début 1944. Johnny trouva refuge
chez sa tante Hélène Mar
celle-ci étant une ancienne actrice du cinéma
muet
elle avait deux filles
lesquelles étaient danseuses.
Johnny
devint donc un enfant de la
balle, il suit
l’école par correspondance et
va de ville en ville avec sa famille d’adoption, cirque,
guitare, chant , danse
etc.
Lorsqu’il est
âgé de 14 ans ils
reviennent s’installer à Paris dans le IX
ème
arrondissement, il s’y fait tout de suite des amis tel que
Jacques Dutronc ou
Claude Moine :le futur Eddy Mitchell.
Dès 9 ans, il
occupe la
scène entre deux changements de
costume de sa cousine Desta (fille d'Hélène) et
son ami de cœur Lee Halliday.
On lui trouve des petits rôles publicitaires et on le voit
à Copenhague
interprétant La Ballade de David Crockett. De retour
à Paris en 1957 dans le
quartier de la Trinité, il continue ses cours de chant et
aussi d'art
dramatique. C'est à cette époque qu'il assiste
à la projection du film Amour
frénétique (Loving you) mettant en vedette Elvis
Presley., et c’est la
révélation il y découvre le rock qui
ne le quittera plus jamais et changera sa
vie.

Dès
lors, il
fréquente ce qui deviendra le lieu culte du
rock français de l'époque : le Golf Drouot,
où il fait des reprises et
adaptations françaises du répertoire
américain country et surtout d'Elvis
Presley. C'est cependant sa participation à
l'émission de radio Paris-Cocktail,
à la fin de 1959, qui le fait remarquer , Jacques Wolfsohn
directeur artistique
de chez Vogue est subjugué et l’embauche direct,
Johnny n’a que 16 ans. Il est
engagé par Vogue. Son premier 45 tours, sous le nom de
Johnny Hallyday (forgé à
partir du nom de Lee Halliday), sort le 14 mars 1960 avec une reprise
d'une
chanson de Dalida : T'aimer follement, suivi presque
immédiatement de ,
Souvenirs, souvenirs qui le propulsent en haut de l'affiche…

C'est
le début d'une
carrière fulgurante, au rythme
effréné, qui enchaîne les tubes.
Halliday occupe les plus grandes scènes
parisiennes et fait de grandes tournées fracassantes en
province, défrayant la
chronique au passage. En particulier, ses premières
tournées sont marquées par
de nombreuses mini-émeutes et de multiples
dégradations par ses admirateurs. On
parle ainsi d'hystérie collective pour dépeindre
l'ambiance de ses concerts.
Johnny
est sacré «
idole des jeunes »
(du nom d'un de ses plus grands tubes),
et devient le roi du rock (français) des années
yéyé, soutenu en cela par le
développement rapide de la presse pour jeunes, notamment
Salut les copains.
Le
premier anniversaire de ce périodique est ainsi
marqué par un concert à la
Nation où 150 000 jeunes débordent les forces de
l'ordre pour apercevoir leur
idole.
Il
rencontre Sylvie
Vartan qui, à cette époque, est
également la coqueluche des jeunes et c'est le
début d'un bel amour .. Entre temps, Johnny a
effectué
son
service militaire à
Offenbourg (Allemagne) en tant que sergent.
Il lance en France le twist
et le
madison., tous les
jeunes
s’identifient à lui, d’autant plus
qu’ils sont jeunes également et que le twist
est partout. En 1965 Sylvie et Johnny se marient ,leur
mariage en est un
événement national.
En
1966, il rencontre
Noel Redding et
Jimi Hendrix, encore
inconnus, qu'il contribue à faire connaître en les
engageant dans sa tournée.
En
1966 le 14 août vient au monde David le fils de Sylvie et
Johnny , mais cela ne
remet pas vraiment la famille sur les rails, en 1967 Johnny fait de la
course
automobile, voyage, enregistre des albums , Sylvie se sent de plus en
plus
seule.
La
vague
yéyé
passée, Johnny surfe sur les tendances dont
il s'accommode tant bien que mal (par exemple la mode hippie), la soul
music,
le blues, la pop. 1968 marque un retour (encore timide) au Rock And
Roll -
délaissé depuis 1964 - avec la chanson " Cours
plus vite Carlie ".
Les tubes se succèdent et il reste au sommet
malgré la fulgurance en France des
tubes planétaires ..
Ainsi
sait-il rebondir sur les provocations du chanteur Antoine qui veut
le mettre en cage à Medrano (Les Élucubrations)
et produire un tube en réponse
à Cheveux longs idées courtes. Ce qui
n'évite pas sa tentative de suicide en
septembre 1966 dont il tire cependant parti avec un autre tube : Noir
c'est
noir. Johnny entame ensuite sa période
psychédélique, avant de revenir aux
standards du rhythm and blues américain. Les
années soixantes s'achèvent et
Johnny Hallyday fête au Palais des Sports de Paris
ses
déjà dix ans de carrière
dans un show abracadabran - avec danseurs, fakir et cracheurs de feu -
qualifié
par Rock'N' Folk de spectacle de l'an 2000.
En
1970, il enregistre l'album " Vie " qui marque le début de
la
collaboration du journaliste Philippe Labro à
l'écriture des chansons -
l'écrivain Jacques Lanzman, parolier de Jacques Dutronc -
participe également à
l'album. " Vie " est un condensé des mouvements
contestataires qui
agitent alors la société, tout autant qu'un album
soucieux d'écologie et de
l'avenir de la planète. Johnny Hallyday artisque
engagé voilà qui n'est pas
commun et qui donne à cet album une dimension unique. "
C'est écrit sur
les murs ", La pollution ", " Essayez ", (...), sont
particulièrement réussis. Se distingue
également des autres titres, une superbe
ballade - signée Labro - " La fille aux cheveux clairs.
Quand à la chanson
" Jésus Chris " qui clot l'album, elle vaudra à
Johnny/Labro les
foudres de l'église et la censure des
télés et radios, pour avoir chanté que
Jésus Christ est un hippie.
   
En
1971, il enregistre à Londres, l'album " flagrant
délit
",(Philippe Labro signe toutes les chansons), un disque 100% Rock
emprunt
d'un punch d'enfer où la voix de Johnny est au sommet de sa
forme. " Ma
jolie Sarah " premier hit de l'album déferle sur les ondes
et vaut à
l'artiste un franc succès. Si il est un album d'Hallyday
capable de rivaliser
avec n'importe quel opus des Stones, c'est bien celui là !
Longtemps, "
Flagrant délit " sera de tout les album
enregistré par Johnny son
préféré,
avant que " Rock' N' Roll Attitude - écrit,
composé et réalisé par Michel
Berger en 1985 - ne vienne le détroner.
1972,
autre étape importante dans la carrière du
chanteur. Philippe Labro passe
le relais à Michel Mallory qui pour les dix
années à venir sera le parolier
casi exclusif de Johnny Hallyday. Pour les premières
chansons signées Mallory,
le chanteur enregistre l'album " Country / Folk / Rock " ; encore une
fois précurseur, il est le premier en France a
enregistré un disque country.
" Ma main au feu ", " Jo la ville et moi ", " Mon
amour à Marie " et, point d'orgue de de l'album " Sauvez moi
"
véritable hymne contre la peine de mort, ou une fois encore,
Johnny démontre
quel interprète d'exception il est - sa version live du
titre, en 1979 au
Pavillon de Paris, touche au sublime.
"
Insolitudes ", sortit en 1973 s'inscrit également parmis les
grandes réussitent discographique de l'artiste. Au
côté de Johnny à la guitare
Peter Framptom,(entres autres), à l'orgue Gary Wright,
trompette et trombone
Jim Price, (...). Le disque s'ouvre sur le chef d'oeuvre
Hallyday/Mallory
" La musique que j'aime ", sur " Le sorcier maudit " les
guitares sont comme un mur autour de la voix d'Hallyday, " La prison
des
orphelins " est un grand moment d'émotion en duo avec Michel
Mallory,
" Le feu " compte parmis les grandes performances vocales de
l'artiste...
   
1974,
après l'enregistrement d'un album plus
variété " Je t'aime, je
t'aime, je t'aime ", sortie au printemps, Johnny Hallyday à
l'automne sort
ce qui va devenir le premier volet de sa trilogie Rock And Roll, avec
l'album
" Rock' N' Slow ", enregistré à Paris, (les
chansons sont signées
Michel Mallory, Long Chris ou Philippe Labro. Pour ces deux derniers
c'est un
retour).
A
Memphis, en 1975, Johnny grâve le second volet, avec l'album
fait
d'adaptations de classique du Rock And Roll signées Mallory
ou Chris. Dans la
foulée, la trilogie s'achève à
Nashville avec l'album " La terre promise
", (toujours Mallory et Chris), fait également de reprise -
tel que "
Promised land " de Chuck Berry - mais aussi de compositions originales
faitent par Johnny lui même : " Je t'aime à
l'infini ", La première
fois ", " Hey, Lovely Lady. De cette trilogie les chansons "
Rock'N'Roll Man ", " Johnny Rider ", " La fille de
l'été
dernier ", " Hey Lovely Lady, " La terre promise "
viendront apporter leurs bonnes vibrations sur les ondes.
1976,
commence pour Hallyday sous les meilleurs hospices, sortie le 10
février,
la chanson " Réquiem pour un fou " se place en
tête de tout les hits
parades en quelques jours. La chanson " Derrière l'amour "
lui
succèdera pour l'été et " Gabrielle "
triomphera sous les couleurs de
l'automne. Sortie en juin, l'album " Derrière l'amour "
connait un
immense succès - sa meilleure vente des annnées
70 - il se veut un juste
équilibre entres chansons de variétés
- " Merci ", " Né pour
vivre sans amour ", " Le guetto " - et Rocks - " L'étranger
", " Joue pas de Rock' N' Roll pour moi ", " Le jour J.
l'heure H. ". 1976, c'est aussi et surtout le grand retour de Johnny
Hallyday sur une scène parisienne après cinq ans
d'absence. Il se produit au
Palais des Sports du 28 septembre au 30 octobre, devant plus de deux
cent mille
spectateurs, (un record). Peut après, le 7 novembre, sort le
double album, (le
premier de sa carrière), " Hamlet ". La sortie du disque est
(trop)
discrète, l'esprit du public est encore au show " Hallyday
Story ", à
l'album précédent et son pleins de tubes. Bref,
c'est le trop pleins et
l'opéra-rock désiré par Jonhnny depuis
tant d'années est son premier véritable
échec. Le public ne le suit pas, et Johnny tout
occupé qu'il est en tournée sur
les scènes de province ne peut véritablement le
défendre. Peut-être si la
sortie d' " Hamlet " eut été
différé de quelques mois son sort eut
été différent ? Mais on ne refait pas
l'histoire et " Hamlet " reste
le grand échec discographique du chanteur et très
surement aussi son grand
regret ! A quelques exceptions près -sa tournée
Johnny Circus, en 1972, qui
sera un gouffre financier - Johnny Hallyday semble réussir
tout ce qu'il
entrepend. L'échec de ce projet ambitieux vient contredire
cette affirmation.
Mais le temps aidant, " Hamlet " est devenu depuis l'un de ses album
les plus rares et les plus prisés des fans ; temoin le
succès du disque lors de
la réédition CD des albums de l'artiste en 2000.
On peut aujourd'hui, réaliser
à quel point le projet était novateur,
adapté en chansons un classique personne
n'y avait encore songé avant lui - exception faite toutefois
de Jacques Brel et
de son Don Quichotte en 1969. Quand on pense au succès que
connaitra quelques
années dix années plus tard l'adaptation de "
Notre dame de Paris "
de Victor Hugo, on réalise à quel point une fois
de plus Johnny Hallyaday était
en avance sur l'époque.
1977,
1978, il sort deux albums sur le même concept que "
Derrière l'amour
", où se mèlent chansons douces et chansons
rythmées. " C'est la vie
", (sortie le 18 octobre 77), si il ne connait pas le même
succès que
l'album précédent, mérite bien des
éloges. Les titres " C'est pas comme ça
que tu l'oublieras ", " Les filles du paradis ", (ou encore),
" Le Rock' N' Roll est né ", sont autant de
réussites. Seul "
J'ai oublié de vivre " sera un tube, devenant même
l'une des chansons
favorite du public. En 1978, " Elle m'oublie " est un nouveau
triomphe pour Hallyday ! La chanson devient même l'un des
plus grands tubes de
la décennie et vaut à son interprète
de recevoir le grand prix du Midem à
Cannnes. Le 31 juin, sort l'album " Solitude à deux ",
encore un fois
le succès est au rendez-vous. De ce très beau
disque, signalons les réussites
que sont : " Salut Charlie ", " La première pierre ",
" Revoilà ma solitude ", " Lolita " et enfin et surtout
" Cet homme que voilà " - que Johnny 20 ans plus tard
transcendera
sur la scène du Stade de France devant quatre vingt mille
personnes.
1979,
débute avec l'album " Hollywood ", (sortie le 30 janvier),
enregistré à Los Angelès. " Le bon
vieux temps du Rock And Roll "
s'impose en pleine période disco et ceux qui reproche si
souvent (à tord) à
Johnny de suivre les modes en sont réduit au silence. Du 18
octobre au 25
novembre, Johnny Hallyday chante au Pavillon de Paris. Il
présente à quelques
deux cent cinquante mille spectateurs son nouveau spectacle " L'ange
aux
yeux de lazer ". En première partie un thème de
science-fiction, qui n'est
que l'occasion de superbes effets scéniques qui en imposes.
Le show fit une
grande impression sur la presse et le public. Tout n'est ici qu'affaire
de
décor, d'habillage et de lumières et l'on voit un
Johnny superbe alterné
chansons nouvelles * et anciennes servant magnifiquement au
déroulement de la
trame : " L'ange au yeux de lazer " *, " Fils de personne
", " Comme le soleil " *, " Le feu ", " Entres
mes mains ", " Ma gueule " *, " Le pénitencier ",
" La fin du voyage " *, (...). En seconde partie on retrouve un
Johnny plus classique, c'est à dire rockeur. Elle
débute avec la reprise de
" Lucille " et s'achève avec une sublime séquence
de Rock durant
laquelle il enchaîne " Rien que huit jours ", " Ô
Carole ",
" Franckie et Johnny " - quatre titres extraits de son album "
LEs Rocks les plus terribles " de 1964 - pour conclure avec " Le bon
temps du Rock And Roll ". Durant cette séquence, il est
rejoint sur scène
par le chanteur et pianiste Gilbert Montagné qui va
l'accompagner. La carière
du chanteur - qui était alors au point mort - sera
relancée ; reconnaissant,
Gilbert Montagné consacrera à Johnny Hallyday une
chanson en 1981, ( "
Johnny " ). Le soir de la dernière, Johnny eut la surprise
de voir son
fils David - alors âgé de 13 ans - l'accompagner
à la batterie sur " Rien
que huit jours ".
   
Ainsi
s'achève pour Johnny Hallyday une superbe
décennie, durant laquelle il
aura triomphé trois fois sur une scène
parisienne, pulvérisant à chaque fois
son propre record d'audience, enregistré pas moins de
quatorze albums studios -
dont un en italien en 1976 - et publié trois albums live. Et
dire qu'il en ai
pour soutenir que les années 70 furent pour lui moins
fructueuses, moins
prolixes que la décennie précédente.
On ne saurait trop les encourager à revoir
leur position ! C'est tranquille et serin, que Johnny Hallyday peut
aborder les
années 80, car comme il ne va pas tarder à le
chanter " A partir de
maintenant ", oui à partir de maintenant le plus beau est
à venir.
Bien
qu'il ait peu de succès sur la scène
internationale, on note toutefois que
plusieurs de ses meilleurs tubes ont été
enregistrés avec un certain succès
dans d'autres langues et
édités dans plusieurs
pays : Russie, Japon, Italie,
Allemagne, etc. Johnny s'est par ailleurs produit en concert notamment
en
Afrique (1968), au Canada (1969, 1975 et 2000), en Amérique
du Sud (1974), en
Belgique, à Monaco, en Suisse à chaque
tournée, au Liban (2003), etc.
Soulignons le concert unique donné à Las Vegas
sur la scène de l'Aladin, en
novembre 1996, devant 4 300 admirateurs français venus
spécialement pour
l'événement, avec à la clef un relatif
échec puisque les ventes de l'album
Destination Vegas sont un des plus mauvais scores du chanteur (150 000
exemplaires).
Au-delà
de sa vie d'artiste, Johnny s'est investi, d'une part dans le sport
automobile, souvent associé à Henri Chemin
(Rallye de Monte-Carlo en 1967) sur
Ford Mustang et à René Metge (Paris-Dakar en
2001) et un certain nombre de
rallye-raids au Maroc, en Tunisie, etc., ainsi qu'au Star Racing Team
sur Simca
1000 rallye avec Eddie Vartan. D'autre part, dans sa passion de biker,
il fut
le président d'un club parisien de Harley Davidson et fit
une randonnée moto en
Amérique du Nord dans la vallée de la mort en 1974.
Il
épouse d'abord, le 12 avril 1965, Sylvie Vartan, dont il a
eu un fils, David
Hallyday, lui-même chanteur. Ils divorcent le 4 novembre
1980.
Un
an après, il se marie avec un mannequin nommée
Babeth Etienne, le 1er
décembre 1981 à Los Angeles. Le mariage ne dure
que deux mois et deux jours.
En
1982, il devient le compagnon de l'actrice française
Nathalie Baye, avec
laquelle il aura une fille, Laura Smet née le 15 novembre
1983, elle-même
comédienne. Le couple se sépare en 1986.
Il
se marie avec Adeline Blondieau, la fille de son copain chanteur Long
Chris,
en 1990 pour divorcer en 1992. Il l'épouse une seconde fois
à Las Vegas et le
couple divorce à nouveau deux ans plus tard.
En
1996, il se marie avec Laetitia Boudou née le 18 mars 1975.
Ils adoptent en
2005 une enfant d'origine vietnamienne qu'ils prénomment
Jade, née le 3 août
2004.
Au
tout début de sa carrière, on fait
passer
Johnny pour un chanteur
américain ou d'origine américaine. Il est
français et est en fait un cas
célèbre de non-transmission de la
nationalité belge, car né avant 1967 d'un
père belge, mais pas en légitime mariage - le
père de Johnny était séparé
de
son épouse, mais non divorcé quand il eut une
relation avec Huguette dont
Johnny est né.
Johnny
a déposé en novembre 2005 une demande pour
acquérir la nationalité
belge. En octobre 2006 cependant, l'office des Étrangers
remet à la commission
des naturalisations un avis négatif en raison de son manque
d'attaches avec la
Belgique et du fait qu'il ne peut justifier de résidence
dans le pays depuis au
moins trois ans. La commission n'est pas liée par cet avis
et peut proposer la
naturalisation à la Chambre des Représentants,
qui tranchera (31/12/2006).
La
réforme de la nationalité belge en cours ne lui
ferait pas forcément perdre
sa nationalité française. Pour cela, il devrait
demander la libération de
l'allégeance française, qui devrait lui
être octroyée sans encombres, dès lors
que la nationalité belge est acquise.
En
décembre 2006, L'Express annonce que le chanteur envisage de
s'installer à
Gstaad, station de ski huppée du canton de Berne, en Suisse,
pour expatriation
fiscale et parce que sa belle-famille possède notamment un
restaurant connu, le
Chloesterli. Son fils David est déjà
résident à Genève. Sa demande de
résidence
en Suisse (pour un forfait aux alentours de 300 000 CHF) provoque une
réaction
politique intense. Nicolas Sarkozy demande que la fiscalité
soit revue et Ségolène
Royal précise que si la gauche gagne en 2007 « les
baisses d'impôts pour les
plus riches seront annulées ».
En
s'adjoignant à ses débuts le talent et la
compétence d'arrangeurs anglais et
en s'entourant sur scène de futures grandes pointures de la
chanson (dont Jimi
Hendrix et Noel Redding), il favorise sa carrière.
En
1968 dans le film À tout casser, dont il chante le titre
phare, on entend
aussi la guitare de Jimmy Page (le futur guitariste de Led Zeppelin).
Lors de
son passage au Palais des sports de Paris en 1969, il est
entouré du guitariste
Mick Jones et du batteur Tommy Brown, alors que Jean-Claude Vannier
dirige un
orchestre de 17 musiciens. En 1971, il se produit au Palais des Sports
de Paris
du 21 septembre au 14 octobre, devant plus de 165000 spectateurs. A ses
côtés
sur la scène Michel Polnareff l'accompagne au piano. En
1979, c'est le chanteur
Gilbert Montagné qui également au piano, joue
avec lui sur la scène du Pavillon
de Paris. Parallèlement, il profite aussi des ambiances et
des arrangeurs des
studios américains de Nashville (1963) et de Memphis (1975..
Johnny
fera de nombreux duos : pas seulement avec son épouse Sylvie
Vartan,
mais aussi avec la chanteuse anglaise Carmel (1986), Lionel Richie,
Lara
Fabian, Florent Pagny, Jean-Jacques Goldman et Pascal Obispo (1998),
Michel
Sardou, Paul Personne, Jean-Louis Aubert, Sonia Lacen, Patrick Bruel et
l'humoriste Laurent Gerra, France Gall (2000), Marc Lavoine, Florent
Pagny, De
Palmas et Jenifer (2003), Isabelle Boulay (2004), ainsi qu'avec les
artistes
ayant participé comme lui, en 1989, à la
tournée des enfoirés, comme Véronique
Sanson ou son copain de toujours Eddy Mitchell. À noter
aussi des duos pour des
émissions de télévision avec des
artistes comme Sammy Davis Jr ou Liza
Minnelli. En 1996, à Las Vegas, c'est Paul Anka qui le
rejoint sur scène pour
une interprétation surprise de My Way.
Enfin,
il sait attirer des compositeurs et paroliers de renom, multipliant les
succès : Michel Mallory (La Musique que j'aime), Philippe
Labro (Jésus-Christ
est un hippie, Mon Amérique à moi), Long Chris
(Je suis né dans la rue), Mort
Shuman (Dans un an et un jour), Patrick Bruel (Et puis je sais), Michel
Berger
(Rock'N Roll attitudes), Jean-Jacques Goldman (album Gang), Pascal
Obispo
(album Ce que je sais), Zazie (Allumer le feu, La Paix), Catherine Lara
(Tous
ensemble). En 1991, il choisit pour son album Ça ne change
pas un homme de
faire appel à des signatures aussi différentes
que celles de Art Mengo, les
Américains Jon Bon Jovi et Tony Joe White, ainsi
qu'à Étienne Roda-Gil, entre
autres. En 2000, il renouvelle une
expérience similaire pour
son album Sang
pour sang, entièrement composé par son fils
David, avec des paroliers aussi
surprenants que Françoise Sagan, Vincent Ravalec ou le
chanteur Miossec. Son
album de 2002 À la vie à la mort ajoute
à cette longue liste les noms de De
Palmas, l'écrivain Marie Nimier, Marc Lavoine et Maxime Le
Forestier. Il
enregistre aussi une nouvelle version du conte Emilie Jolie avec
Philippe
Chatel en 1997.
Johnny
Hallyday, souvent considéré comme une
bête de scène, a multiplié les
concerts en France et battu des records d'affluence avec par exemple
plus d'un
million de spectateurs lors des tournées 2000,
2003 et 2006.
De
l'Alhambra en 1960 où il fait la première partie
du spectacle de l'humoriste
Raymond Devos, au Parc des Princes (1993 et 2003), il fera toutes les
salles
parisiennes : l'Olympia (1961-62, 1964 à 1967, 1973, 2000,
2006), le Palais des
sports (1961, 1967, 1969, 1971, 1976 et 1982, 2006), le Pavillon de
Paris
(pantin) (1979), le Zénith (quatre mois d'affilé
en 1984-85, 2006), Bercy
(1987, 1990, 1992, 1995, 2003 & 2006), en passant par la petite
salle La
Cigale (1994, 2006) ainsi que le Stade de France (1998).
L'un
de ses spectacles majeurs reste le concert gratuit
réalisé au pied de la
Tour Eiffel le 10 juin 2000, devant plus de 800 000 personnes et 10 000
000
téléspectateurs (le spectacle de l'an 2000 selon
le magazine Rock & Folk),
si l'on excepte celui du Stade de France où l'une des trois
soirées, chacune
devant 80 000 spectateurs payants, avait dû être
annulée et reportée, juste
avant l'entrée en scène du chanteur, pour cause
de pluie torrentielle (4
septembre 1998). Ses prestations sur le France (1962) et le
porte-avions Foch
(1979) restent aussi de grands moments.
Côté
nostalgie, on peut également citer le concert exceptionnel
qu'il a donné
le 21 mars 1969 au Golf Drouot pour les membres de son fan club, celui
du 15
juin 1973 fait à l'Olympia pour aider Bruno Coquatrix, son
directeur, à
renflouer sa trésorerie, ainsi que les concerts gratuits
donnés au Zénith de
Paris les 29 et 30 août 1998 en l'honneur des membres de son
fan club (en guise
de répétition du méga-concert du Stade
de France quelques jours plus tard).
C'est
le 30 décembre 1959 que l'on peut l'entendre pour la 1re
fois à la radio
dans l'émission Paris cocktail. La
télévision le fait connaitre au grand public
lors de l'émission L'École des vedettes
d'Aimée Mortimer où le jeune Hallyday
est parrainé par Line Renaud. C'est le 18 avril 1960.
Il
fait ensuite les grandes heures des émissions pour jeunes
comme Âge tendre
et tête de bois d'Albert Raisner dans les années
1960, puis de nombreuses
émissions de Maritie et Gilbert Carpentier dans les
années 1970 (N°1 Johnny
Hallyday, Top à Johnny). On le voit aux Enfants du rock en
1984.
De
nombreux reportages lui sont consacrés, notamment
à l'occasion de ses
concerts (par exemple, sur le porte-avions Foch,
présenté par Yves Mourousi).
Il fait plusieurs spectacles télévisés
et apparaît en vedette dans les
émissions comme Frequenstar ou 100% Johnny chez Laurent
Boyer, et
Champs-Élysées ou Vivement dimanche chez Michel
Drucker. Il est l'invité
spécial d'émissions dédiées
à ses copains. Il parraine certaines émissions :
la
Star Academy dès le début
de ce programme, 500
choristes (janvier 2006) ou La
Fête de la chanson française sur France 2 de
Daniela Lumbroso, en 2005.
On
se souvient également de sa prestation d'acteur dans la
série David Lansky
(1989) ou de son apparition dans un épisode fameux du
Commissaire Moulin
(2005), ainsi que du générique de la
série Les Chevaliers du ciel (1967 et
1988). Enfin, Johnny a, depuis le début de
l'émission ou presque, sa
marionnette dans Les Guignols de l'info.
C'est
sans doute, cependant, l'émission de radio Salut les
copains, relayé par
le mensuel du même nom, qui construit et entretient le mieux
la légende de
l'idole nationale dans les années 1960 et 1970. Cela a
pourtant mal commencé. En avril
1960, Lucien Morisse, alors responsable de la programmation
musicale
de "Europe 1" (Alors Europe N°1) et animateur de
l'émission Le
Discobole, casse en direct son premier disque en déclarant
à l'antenne : «
c'est la première et la dernière fois de votre
vie que vous entendrez ce Johnny
Hallyday ! »
En
1975, ce sera au tour du fisc d'exiger le remboursement de cent
millions de
francs d'arriérés, ce qu'il ne finira toutefois
de rembourser que dans les
années 1990.
En
1998, Johnny avoue, après coup, avoir
été consommateur de cocaïne[11], mais
n'est pas poursuivi. La même année, il poursuit en
diffamation Le Parisien. Ce
dernier a publié un article expliquant qu'il avait
chanté en play back au stade
de France où il venait de triompher. Il obtiendra des
dommages et intérêts.
Plus
récemment, il a été mis en cause dans
une affaire de viol à l'encontre
d'une hôtesse, présente avec lui sur son yacht en
avril 2001. Cette affaire
s'est close par un non-lieu, cinq ans plus tard (avril 2006),
après un non-lieu
rendu à Nice en première instance (janvier 2006)
et confirmé en appel. Le
tribunal correctionnel de Nice a condamné
l'hôtesse à six mois de prison avec
sursis pour faux et usage de faux; les
deux
médecins ayant
fourni les faux
certificats médicaux ont été
condamnés chacun à 4000 euros d'amende
et 4 mois
de prison avec sursis. Marie-Christine Vo, l'hôtesse
a
l'intention de faire
appel du jugement.
En
2003, Johnny s'estime à nouveau visé par un
article du Parisien. Il est
actionnaire minoritaire de la boîte de nuit
Amnésia, ouverte par son beau-père,
M. Boudou, au pied de la tour Montparnasse à Paris et dont
l'article en cause
souligne qu'elle témoigne d'un montage mafieux, avec un
financement opaque et
des actionnaires non identifiés. Il est
débouté en mars 2004 de sa demande de
dédommagement pour diffamation, mais son
beau-père et son épouse Laetitia
obtiennent réparation.
Enfin,
il est entré depuis 2004 en conflit
avec sa maison de disque
Universal
Music à qui il reproche de l'exploiter. Il demande la
restitution des bandes
originales de ses chansons (masters) afin de les utiliser
lui-même en toute
propriété. Après lui avoir
donné raison (Prud'homme en août 2004), la justice
a
infirmé la décision (arrêt de la Cour
d'appel du 12 avril 2005). La cour de
Cassation a décidé en faveur d'Universal le 20
décembre 2006.
Lors
de la campagne élection
présidentielle
française de 1988, qui voit
s'affronter au deuxième tour Jacques Chirac et
François Mitterrand, Johnny
Hallyday accepte avec d'autres
célébrités comme Isabelle Adjani, de
participer
à une campagne de publicité dans la presse en
faveur du candidat du RPR. Sur
l'air de sa chanson Tennessee, il chante même « On
a tous quelque chose en nous
de Jacques Chirac ». Devenu président de la
République en 1995,
Jacques Chirac
lui remet la médaille de Chevalier de la légion
d'honneur en 1997.
En
2005, lors de la campagne du
référendum sur la
Constitution européenne, à la
demande du socialiste Jack Lang, Hallyday prend publiquement position
en faveur
du « oui ». Son intervention, le 3 mai 2005, au
micro de France Info suscite la
moquerie dans le camp du « non ». Le chanteur se
distingue par une naïveté et
un manque de connaissance en géographie qui en
étonnent plus d'un : « Si le
"non" l'emporte, il y aura plein de gens qui quitteront
la France. On
ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l'Europe. Ce
serait faire
marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens
européen, je suis bien
partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc.
»
Dans
le contexte de la campagne pour l'élection
présidentielle française de
2007, Johnny Hallyday apparaît comme un fervent partisan du
candidat de la
droite Nicolas Sarkozy. Ses différentes prises de position
en faveur du
ministre de l'Intérieur valent à Johnny Hallyday
quelques critiques dans les
médias et le monde du spectacle.Notamment celle de son ami
le chanteur Renaud,
connu pour son engagement à gauche.
Dernière
affaire ayant défrayé la chronique : le chanteur
demandait déjà depuis
un moment la nationalité belge « pour des raisons
sentimentales » lorsque, à
la
fin de l'année 2006, son évasion fiscale en
Suisse fait scandale. « Il est
clair que cette polémique a été
lancée par la gauche » rétorque le
chanteur,
qui en profite pour relater le soutien qui lui est apporté
par Nicolas Sarkozy
: « Il m'a dit :
"Écoute
Coco, t'avais envie de le
faire, tu l'as fait,
t'as bien fait" »
En
2005, la totalité de ses disques vendus en France est
estimée à plus de 50
millions[12]. On lui totalise 1 000 chansons, 100 tournées,
26 albums de
platine, trois de diamant (plus de 2 millions d'albums Sang pour sang
vendus)
et plus de 25 millions de spectateurs. La
rémunération de Johnny Hallyday pour
2005 était de 6,6 millions d'euros.[13] Il arrive en
tête devant Michel Sardou
et Mylène Farmer.
Son
revenu en 2006 serait de plus de 8,75 millions d'euros (il
reçoit 27% du
prix de vente HT).
Le
management de sa carrière....
Côté
imprésarios, après
l'éphémère début avec
Georges Leroux, c'est surtout à
Johnny Stark que l'idole doit la première partie de sa
carrière. Son ami de
cœur Lee Halliday lui sert alors de secrétaire
particulier. Depuis 1975, c'est
Jean-Claude Camus qui produit les spectacles de Johnny.
Côté maison de disques,
après Vogue, Johnny a dès les années
1960 été en contrat avec Philips,
racheté
depuis par Universal Music. Le 4 janvier 2006, Johnny a
annoncé avoir signé
avec Warner Music.
En
octobre 1968, il se casse le pied lors d'une tournée
à Johannesburg (Afrique
du sud) en tombant dans la fosse d'orchestre. Il poursuivra la
tournée avec la
jambe dans le plâtre. Le 20 février 1970, Johnny
et Sylvie Vartan prennent leur
DS et s'apprêtent à aller chanter leur duo
à Besançon, où réside leur
ami
commun Jean de Gribaldy. Près de Belfort, la voiture
dérape sur une plaque de
verglas et plonge dans un fossé. Johnny en sort
miraculeusement indemne, mais
Sylvie est couverte de sang. L'espace d'un instant, Johnny la croit
morte. Elle
est gravement blessée. Défigurée,
après un court séjour à
l'hôpital, elle part
six mois aux États-Unis se faire opérer par l'un
des meilleurs chirurgiens
esthétiques du pays. Il lui rendra enfin son visage au bout
de longues et
multiples interventions.
Halliday
est pris d'un malaise en scène en août 1980.
Malgré son
rétablissement, il apprendra par les journaux, lors de sa
convalescence chez
son ami Richard Anthony, qu'il est mort. Il fera une autre syncope en
scène en
janvier 1985. En 1996 il souffre d'une hernie discale et subira une
nouvelle intervention
chirurgicale qui ne l'empêchera pas de remonter sur
scène à peine 3 semaines
plus tard. En 2006, il a une bronchite : il annule 6 concerts et
reprend le 4
décembre à l'Olympia de Paris.
Il
fête son 35e anniversaire au festival international de la
chanson de Tōkyō,
où il est membre du Jury en compagnie de Catherine Deneuve.
C'est au parc des
Princes qu'il fêtera son 50e anniversaire au cours de trois
concerts géants
intitulés Retiens la nuit avec au programme 50 chansons
retraçant sa carrière.
C'est
à Cuba qu'il fête son 54e anniversaire. Il
fête son 57e anniversaire au
parc de Sceaux avec des invités prestigieux avec lesquels il
fait des duos
mémorables. Son 60e anniversaire est l'occasion d'une
tournée à La Réunion
couronnée par quatre concerts au parc des Princes.
En
1962, il donne un concert de charité sur le paquebot France
en présence de
Jacqueline Kennedy. En 1979, il est invité à
chanter en direct à la télévision
sur le porte-avions Foch.
Johnny
n’est pas seulement un très grand chanteur,
sachant représenter le
France partout dans le monde, il possède un talent vrai, un
charisme, et une
grandeur dont lui seul connais le secret. Il est également
un très grand
acteur, il possède plusieurs succès à
son actif.
Johnny homme de cœur
qui peut encore en
douter ?

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